Ce long week-end du 1er mai restera longtemps présent dans ma mémoire. Il m’a permis de passer presque deux jours avec l’homme que j’aime. Ce fut surtout notre première nuit commune. Henri a prétexté une visite à une amie sur Lyon pour passer ces deux jours chez moi. Nous nous sommes retrouvés le mercredi soir et il est reparti le vendredi midi, ce qui nous a laissé 2 nuits et presque une journée et demie pour mieux nous connaître. Autant dire que le temps a passé à une vitesse hallucinante. Nous avons fait l’amour à plusieurs reprises, à tel point que nous avons vécu nus pendant 2 jours sans même nous habiller. Les moments de plaisirs furent nombreux, au lit, mais aussi autour des petits jeux que nous avons mis en place : le bain à la lueur des bougies, les massages aux huiles essentielles « Made in Sephora » (la superbe huile de massage de chez Nickel n’étant plus distribuée par le magasin !!!). Les caresses furent nombreuses, peut être trop, et son absence dans les jours qui ont suivi n’ont été que plus difficiles.
Ce soir, dimanche, il est 23h36 et je n’ai pas de nouvelles. Ca ne va pas, je ne tiendrai jamais le coup comme cela si je ne parviens pas à le revoir régulièrement. J’ai peur de craquer, de commettre l’irréparable et de le perdre. Je ne pense plus qu’aux moments que nous avons passé l’un contre l’autre, mélange de sexe et de tendresse. Le sexe me manque tellement que je suis prêt à tout. Il faut que je me contrôle, que je prenne sur moi, mais c’est très dur.
Aujourd’hui, j’ai revu un ancien mec sur internet, avec qui j’avais longtemps parlé ces derniers temps. Il habite en région parisienne et nous avons gardé de bons contacts. Je me suis confié à lui et lui m’a raconté sa vie amoureuse aussi. Il a enfin trouvé un mec, mais celui-ci est en Pologne. On est donc dans une situation assez proche : l’homme qu’on aime est trop loin de nous… Ça m’a fait du bien d’en parler à quelqu’un. Il est attentif et gentil.
Il faut que je trouve une solution, mais je n’en vois pas. J’ai déjà l’impression qu’Henri s’éloigne de moi, qu’il m’échappe. J’ai la trouille, les boules, les jetons, je ne sais pas comment dire. S’il faut attendre sa majorité pour se voir régulièrement, je ne pourrai pas et ça ne vaut pas le coup de continuer comme ça. Je n’ai pas envie de souffrir inutilement ni de le faire souffrir lui. Mais jamais je ne pourrai me résigner à stopper cette histoire qui commence si bien. J’ai envie de pleurer. Mon problème est insoluble. L’équation n’a pas de solution.
J’ai l’impression qu’Henri n’a pas apprécié ces deux jours comme moi je les ai appréciés. Peut-être que je l’ai déçu, surement même. Si moi j’ai pris énormément de plaisir, ce n’est peut-être pas le cas pour lui. J’ai parfois du mal à comprendre ce qu’il pense, il ne parle pas beaucoup.
Ce soir je suis mal dans ma peau. Et une nouvelle semaine commence demain matin. Si je ne le vois pas d’ici quelques jours, je ne sais pas ce qu’il va se passer.
J’ai peur…
























































Hier soir, j’avais besoin de musique douce, de musique calme et sereine. D’une voix tendre et féminine. D’un rythme réconfortant et reposant. D’une voix suave, chaude.