Le ciel est gris, bas, lourd.
Je me suis levé tard, vers 10h45, la tête embrumée. Un petit déjeuner rapide, composé d’une banane, de fromage blanc et de 3 oranges pressées. Je rêve de pain frais, de croissants, de beurre et de confiture. Mais je me les suis interdits pour quelques temps. Mon changement de job et mon déménagement récent ont provoqué chez moi des pulsions envers la nourriture qui ont laissé quelques traces. Difficile de retrouver la forme sans faire de sport régulièrement. Promis, à la rentrée je m’inscris au club d’aviron.
Je me force à aller à la salle de sport, pour faire entre 1/2 h et 1 h de cardio-training et un peu de musculation. Mais je ne me sens pas toujours à l’aise, entouré de tous ces mecs qui ne jurent que par le physique et le muscle. Hier, j’étais parti pour faire un tour de VTT mais il a tourné court car j’ai passé l’après midi à regarder des gosses faire du skate et du bmx sur une rampe installée esplanade Lamartine. Cet après-midi, rebelotte. A peine sortie de ma rue qu’il s’est mis à pleuvoir. J’ai fait deux tours dans le centre ville, un tour le long de la Saône vite fait et je suis rentré.
Je n’ai pas vu le visage d’Henri de la journée. Ça ne me remonte pas le moral. Je suis triste quand je ne le vois pas, mais je sais qu’il a certainement autre chose à faire, en particulier des devoirs pour la semaine prochaine. Il s’est pris la tête avec sa sœur. Du coup, il est parti regarder un film. J’aurais préféré qu’il vienne discuter avec moi, mais ça n’avait pas l’air de le brancher. Il en a peut-être marre, on se parle peut-être trop. Je devrais peut être lever le pied, avant que la lassitude ne s’installe. Je ne sais pas si je dois.
Pour passer le temps, j’ai glandé devant la télé et sur internet toute l’après midi. Je me suis fait chier. Le temps ne pas pas vite, alors qu’il file à toute vitesse quand je discute avec mon age.
Je commence à stresser à l’idée de rentrer chez mes parents pour le baptême de ma filleule. Je pars samedi matin et ne rentre que lundi soir. J’appréhende de ne pas parler avec Henri pendant presque 3 jours. J’ai peur qu’il s’éloigne de moi, j’ai peur de le perdre. Loin des yeux, loin du cœur comme on dit.
Cette journée ne restera pas dans les anales. Elle a ressemblé à une journée triste d’automne.
Ça me fait chier d’aller bosser demain matin.