Publié par : Steph | avril 24, 2008

un ange à la maison

Hier Mercredi 23 avril est à marquer d’une pierre blanche. Depuis que j’ai rencontré Henri et que nous nous voyons tous les jours sur msn, c’était le grand jour, celui de LA rencontre physique. Nous avions convenu de nous retrouver chez moi vers 12h15. Je devais acheter des pizzas à coté de mon boulot et lui descendre à pied depuis son lycée. Il a refusé que j’aille le chercher en voiture, peut-être par peur de moi ou tout simplement pour ne pas être vu en ma compagnie par quelqu’un de son bahut.

La matinée fut longue, assez angoissante je dois dire. Le trouillomètre était à son comble au fur et à mesure que les minutes passaient et que l’envie de le rencontrer augmentait. Je suis arrivé chez moi vers 12h15 comme prévu, me suis garé juste devant ma porte. Puis je suis allé jusqu’à la boulangerie acheter une baguette, étant donné qu’Henri n’était pas encore là. En remontant, j’aperçois de loin une silhouette que je crois reconnaître. Le jeune homme a la tête baissée et je ne suis pas sur ce moi. Au moment où nous allons nous croiser, il lève les yeux et nos regards se croisent. J’ose un “bonjour” timide. Il me répond par un “heu, je finis d’envoyer mon texto” et replonge le nez sur son portable. Je ne suis pas à l’aise du tout. Il ne semble pas l’être beaucoup plus. Nous montons chez moi.

Nous mangeons les pizzas qu’il a fallu réchauffer, parlons de tout et de rien. Je prépare des glaces pendant qu’il est sur mon ordinateur en train de chercher de la musique. Je le rejoins dans ma chambre. Je le taquine sur quelque chose qui m’a échappé. Pour le consoler, je passe rapidement ma main dans ses cheveux (j’ai su plus tard qu’il n’aimait pas ça). Nous retournons manger notre glace. Puis le silence se fait sentir. Je passe mon bras autour de son coup. Nous n’osons pas nous regarder. Il vient se poser sur mon épaule puis peu à peu se blottir dans mes bras. Après quelques minutes qui me paraissent une éternité, nos visages se font face, nos lèvres s’effleurent furtivement, tandis que nos caresses se font plus intenses.

Nous nous embrassons à pleine bouche. Je sens vraiment le désir et l’excitation monter en moi. A ce moment là, je sais que je l’aime et que j’ai envie de lui. Nous échangeons quelques mots furtifs en même temps que notre salive. Nos mains glissent dans les pantalons. Mais l’heure passe et je dois y aller. Je n’arrive pas à le laisser. Il doit aller chez le coiffeur et garder les clés de mon appartement. Je l’abandonne à regret, au moment ou tout commençait. Je me rhabille rapidement et nous descendons les escaliers. Juste avant de se quitter, nous nous embrassons une dernière fois derrière la porte.

Ces quelques minutes de caresses et de baisers intenses m’ont bouleversé. Je ne penserai qu’à ces trop courts moments pendant tout l’après midi.

Henri je t’aime. Si je devais encore en douter, maintenant, c’est une certitude.


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