Publié par : Steph | avril 28, 2008

Trois jours : une éternité

Cela faisait trois jours que je n’avais pas vu le visage d’Henri. De retour chez mes parents, je n’ai pas eu la moindre occasion de discuter avec lui si ce n’est par l’intermédiaire de quelques sms échangés dans le week-end. Je savais que cela allait être dur, mais pas à ce point. Je pensais que j’arriverais à ne pas trop penser à lui, du fait que j’allais voir du monde, de la famille… Mais pas du tout. Ce week-end a été particulièrement long et je l’ai passé les yeux rivés sur mon portable. Chaque minute, je me demandais ce que faisait Henri, s’il était debout, au boulot, sur internet…

Chaque soir était une véritable douleur. Difficile de s’endormir si loin de celui qu’on aime, de se sentir seul, et de savoir Henri si seul aussi. J’avais une envie irrépressible de l’embrasser, de le caresser, je sentir son corps sur le mien, ses mains sur mon torse et ailleurs. J’avais envie de contact physique et charnel, de sentir son sexe et de sentir sa langue dans ma bouche. J’ai vraiment compris à quel point je l’aime et à quel point il va m’être difficile de passer plusieurs jours sans le voir ou le toucher.

Dans le train qui me ramenait chez moi, j’ai repassé en revue les dizaines de textos que nous nous sommes envoyés depuis 3 semaines. Arrivé à la gare, la pluie tombait à grosses gouttes. J’ai dévalé vers le centre ville à grand pas. Arrivé chez moi, je n’avais pas encore allumé la lumière ni ôté mes chaussures que j’avais déjà lancé msn à la recherche de mon amour. Il était là. La joie et le bonheur ont envahi mon coeur.

Après 2h30 de discussion avec lui, les larmes chatouillaient mes paupières. Je sentais l’émotion monter chez Henri, et cela commençait à venir chez moi. Nous abrégeons la discussion car il doit se lever tôt demain. Une larme s’échappe de mon œil droit et glisse le long de ma joue. Dans ma tête, je ne suis déjà plus là. Je me projette à mercredi soir, soirée de nos retrouvailles. Je ne trouve pas les bons mots pour lui dire que je l’aime. Le français ne comporte pas assez de mots pour exprimer mes sentiments.

Ce soir, je ressens un vrai besoin de tendresse, d’amour, et de sexe aussi.


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