l’espoir

Le lendemain de l’aveu du petit ange, je me sens très mal. J’ai peu dormi et beaucoup pleuré. Je ne pleure jamais d’habitude. Toutes les pensées se bousculent dans ma tête. Tous les sentiments aussi : la colère, la haine, l’amour, le désir… Je ne sais plus quoi faire. J’hésite à aller bosser. Finalement, j’irai travailler mais je ne ferai rien de la matinée.

Je ne pensais pas qu’une telle situation me mettrait dans ces états. Je me trouve faible, incapable de surmonter cette épreuve. Et puis je pense à Henri qui doit être effondré aussi. Je relis tous ses textos de la nuit. Ils m’ont tous fait mal au cœur et réconforté en même temps.

J’envisage de tout arrêter, de ne pas aller plus loin et de ne jamais le rencontrer. Dans la matinée, j’ai envie de le voir. Je saute sur msn au bureau, mais personne de l’autre coté. De toute façon, je n’aurais pas pu lui parler, je n’avais pas le courage. Alors j’ai écrit sur un papier quelques phrases pour exprimer ce que je ressentais et lui ai envoyé sur sa boite mail.

Je cogite toute la journée. Je ne comprends pas comment cela a pu arriver. Peut-être qu’il ne m’aime pas et que je me suis trop attaché.

Finalement, mon amour pour lui aura raison de tout le reste. J’écris une autre lettre en milieu d’après midi et lui envoie. Je ne veux pas anéantir tous les beaux souvenirs et les bons moments qu’il m’a procurés à cause de cette histoire sordide. Je veux le voir, je ne veux pas qu’il souffre lui aussi, je veux nous donner une nouvelle chance.

Je garde l’espoir que tout reste possible.

Pardonner est une action plus noble et plus rare que celle de se venger.

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